Nanis in Hungerland
21 ans, 9ème année de galère dans les TCA...
Texte
Anaïs Duvauchel

Créez votre badge
Mini Chat
15-09-2009 Bribes de pensée
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Être ou ne pas être...telle est la question...

Je repousse toujours à plus tard ma prise d'indépendance (travail, logement) en accumulant les années d'études de retard. Pourquoi? J'ai encore des choses à faire subir à mes parents. Je ne veux pas qu'ils se disent que tout va bien pour moi. Non tout ne va pas bien pour moi.

Les crises de boulimie et ma maigreur, ça les dérange. Je veux leur montrer qu'il y a quelque chose qui ne va pas.

Ils m'effacent. Ils me gomment. Ils pensant à ma place ("De toute façon tu n'allais déjà pas bien en sortant de cours, tu avais déjà dans la tête de faire ta crise de boulimie _Non ce n'est pas vrai, l'angoisse ne m'est montée que plus tard" Ils ne veulent rien entendre à ce que je ressens réellement, ils suivnt leurs idées). Ils m'oublient (hier ils ont oublié de venir me chercher au lycée).

Je veux détruire le poids qu'ils font peser sur moi (en perdant du poids, en vomissant une quantité phénoménale de nourriture laquelle symbolise ce poids), le poids de leurs pensées, de leur omniprésence.

Ils pensent à ma place et moi je voudrais qu'ils m'écoutent, qu'ils prennent en compte mes propres pensées, ma personne, mon moi. Je voudrais qu'ils soient présents autrement.

En agissant de la sorte ils me détruisent et moi en réponse à cela, je leur montre ce qu'ils font, en me détruisant. Mais ils ne le comprennent pas. Ils croient que c'est moi qui décide de me détruire, pour moi alors que je ne fais que leur renvoyer ce qu'ils ont créé.

Mais je ne fais qu'agir en fonction d'eux, pour montrer les choses à mes dépends, au péril de ma santé et de ma vie toute entière. Je m'oublie moi-même, je me laisse dépérir pour cela.

Pour exprimer ma souffrance, je vomis toutes les larmes de mon corps. Mais comme je peine à comprendre cette si grande souffrance, comme je n'en vois pas l'origine, les larmes ne peuvent sortir de mes yeux. C'est plus profond. C'est quelque chose qui est passé de travers et que je n'arrive pas à digérer. D'où les troubles du comportement alimentaire...

Il faut que je parvienne à me réapproprier ma vie et mes pensées...

 

photo0022vp

Partager
15-09-2009, 20:21:43 Hebergeur d'images

Commentaires (3)
12-09-2009 Bribes de pensée
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Suite de ma réflexion concernant la dispute familiale de 98

80404005

 

Pour ce qui est de mon oncle il n'a pas fait ça volontairement, il ne voulait pas me faire du mal, c'était une habitude pour lui, une manie d'exciter son chien, ça l'amusait. Ma tante dans son rôle d'épouse n'osait critiquer les faits et gestes de son mari parce qu'il faut savoir que dans sa personnalité, il est très entêté, il croit toujours avoir raison... Mes grands parents eux ne voulaient pas exprimer leur désaccord face à son attitude pour ne pas que leur fille ait l'impression qu'ils désapprouvent son mariage. Mon père ne voulait pas s'élever contre ses parents de peur de les perdre et ma mère avait peur d'être rejetée par sa belle-famille. De plus tout le monde voulait que ma soeur et moi ayions l'illusion d'une ambiance joyeuse dans la famille... Jusqu'à ce que ma mère explose. Déjà que la vie lui avait repris la mobilité partielle de son poignet, de qui lui a également fait perdre son emploi alors là s'attaquer à sa propre fille -son bien-, c'en était vraiment trop!!!! J'ai ressenti sa colère encore une fois sans la comprendre...
On nous berçait donc dans l'illusion de « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » Mais je ne m'appelle pas Candide....
 

Un enfant si tu ne lui dis pas les choses il ne peut pas les deviner car les histoires d'adultes c'est trop compliqué pour lui mais en revanche il ressent instinctivement un malaise mais comme il ne comprend pas d'où cela lui vient car on ne lui a pas expliqué, ça se transforme en angoisse puis en trouble psychologique sur lequel il n'a aucun prise puisqu'il n'en connait pas la cause. Il ne peut donc se raisonner face à cette angoisse. Est alors bienvenue la citation de Freud: "Le moi n'est pas maître dans sa propre maison".

Partager
12-09-2009, 15:24:11 Hebergeur d'images

Commentaires (0)
08-09-2009 Bribes de pensée
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Séance de psychanalyse du mardi 7 septembre 2009

J'ai fait une grande découverte aujourd'hui sur ma vie. Ça fait 11 ans que je me demande pourquoi la dispute entre mes parents et mes grands parents m'a tant affectée et continue de me fair emal alors que ça fait 5 ans et demi qu'ils se sont réconciliés.

Les faits:

Noël 1998. Repas de famille chez mes grands parents paternels. Sont présents: mes grands parents paternels, mon oncle et ma tante (soeur de mon père), mes parents, ma soeur et moi.

 Mon oncle excite sa chienne avec son bras en disant "Vas-y mords". Je suis assise juste à côté de lui. Je veux donner gentiment à manger à la chienne, elle me mord.

Ma grand mère s'exclame "Anaïs, laisse la chienne tranquille!"

Ma mère se lève et dit "Ça suffit, y'en a marre, Anaïs n'a rien fait, c'est son oncle qui a excité la chienne"

Et c'est ainsi que la dispute a commencé.

Ça fait des années que je travaille là-dessus avec des psys, sur cet épisode qui me tourmente. Ils me demandent tous la même chose "Vous sentez-vous coupable de cette dispute étant donné que tout est parti de vous avec votre grand mère qui vous réprimande?". Non pas du tout. Je n'ai jamais senti de culpabilité à ce propos. Je n'ai jamais eu l'impression d'être responsable de cette dispute. Alors pourquoi cela me bouleverse tant? Pourquoi est-ce que lorsqu'on évoque ma maladie c'est toujours ce jour qui me vient en tête comme élément déclencheur? De plus mes parents ne comprennent pas que je puisse m'en rendre malade alors que c'ets une dispute entre eux et mes grands parents -et mon oncle et ma tante-, mais pas moi!!!! Et pourquoi cela n'a pas affecté autant ma soeur? Pourquoi elle ne s'en est-elle pas rendue malade?

Je viens de découvrir -enfin!!!!- quelque chose aujourd'hui: je n'en voulais pas à ma grand mère de me dire de laisser la chienne tranquille. Je ne l'ai pas pris comme une agression. Pour moi c'était un conseil, pour mon bien. Juste le fait de ne pas m'occuper de la chienne pour ne pas qu'elle me morde. C'était comme pour me protéger plus que pour me réprimander, étant donné qu'elle n'osait pas faire de réflexion à mon oncle. Et ma mère a réagi, répondu à ma place en protestant, en disant que c'était injuste, que ma grand mère n'avait pas à s'en prendre à moi alors que le responsable prmeier était mon oncle. Mais moi je n'ai pas ressenti d'injustice. Ma mère m'a supplantée. Elle a pris ma place. Elle a agi à ma place mais en désaccord avec ma propre pensée, mes propres sentiments. Dès lors j'ai eu l'impression de ne plus être un sujet à part entière. Je l'ai d'abord manifesté par l'anorexie -l'effacement du corps, l'abstraction des besoins vitaux (manger, domir) mais ça n'a fait qu'empirer les choses: mes parents ont de plus en plus pris des décisions à ma place avec notamment les hospitalisations. Alors est venue la boulimie. Le contraire. Montrer que non j'existe: j'absorbe une quantité phénoménale de nourriture, l'argent qui va avec, je salis les tables, l'électroménager, les toilettes, le sol... mais aussi en-dehors des crises de boulimie, je m'étale, je mets mes affaires partout dans la maison. Mais je ne cesse d'avoir par moments des comportements d'anorexique pour tout de même souligner ce que je ressens...

aot2009008

Partager
08-09-2009, 18:44:51 Hebergeur d'images
boulimie  
Commentaires (0)
Page précédente
Dans la même spirale...
Mes autres blogs

Liste de catégories
Archive